Avez-vous tendance à manger vite ? A grignoter ? A manger plus quand vous êtes avec des amis ? A manger moins quand vous êtes stressé(e) 
Lorsqu’on aborde la problématique du poids, il est indispensable d’observer son comportement alimentaire, afin de mieux le comprendre et pouvoir apporter du changement.

Cet article a pour but de vous présenter les différentes typologies de mangeurs, lisez-le jusqu’au bout, vous allez certainement vous reconnaître…

Il existe différentes typologies de mangeurs, selon les approches et les centres d’études. Je vais vous en présenter deux, car chacune d’entre elles apportent un éclairage différent et complémentaire: 

Basée sur l’analyse des aliments consommés par les adultes, cette étude distingue les types de mangeurs suivants, selon la diversité nutritionnelle et en particulier les variations de consommation des fruits et légumes :

La typolologie de l’Observatoire des consommations alimentaires (OCA)  et du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (CRéDOC)

La petite mangeuse diversifiée

Cela concerne principalement la femme (80% des petits mangeurs diversifiés), de plus de 45 ans (les 2/3).  Globalement elle mange peu, et son alimentation est relativement équilibrée, avec une forte consommation de fruits et de légumes. Ce groupe représente 15% de la population française, et on y trouve peu d’obésité.

Le gros mangeur diversifié

Cela concerne principalement les hommes âgés de 25 à 54ans (35% vivent en région parisienne). L’alimentation du gros mangeur diversifié est souvent riche, avec une quantité importante de pain, de beurre, de  viande, des sauces, et du sucre. Ce groupe représente 14% de la population française, et on y trouve fréquemment de l’obésité et du surpoids.

Le mangeur standard

Ce mangeur n’a aucune préférence alimentaire, son alimentation repose sur toutes les catégories d’aliments. Son alimentation est relativement représentative de ce qu’on appelle la cuisine traditionnelle française”. On trouve souvent du surpoids dans cette catégorie, qui représente 27% de la population française.

La petite mangeuse pressée

Cela concerne principalement des femmes de moins de 50 ans. L’alimentation est peu importante en quantité et peu diversifiée en catégories d’aliments. Il y a peu de surpoids dans ce groupe, mais on peut trouver des carences nutritionnelles car l’alimentation est principalement basée sur les viennoiseries, quiches, pizzas,…

Le gros mangeur monotone

Il concerne principalement des hommes de moins de 54 ans. L’alimentation est importante en quantité et peu diversifiée en catégories d’aliments. Les aliments mangés sont riches, comme le fromage, la charcuterie, …La consommation d’alcool est élevée, elle peut apporter 20% des apports caloriques journaliers. On trouve fréquemment du surpoids et de l’obésité dans ce groupe.

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La typolologie selon Jean-Philippe Zermati, médecin nutritionniste, co-fondateur du Groupe de Réflexion sur l’Obésité et le Surpoids (GROS)

Cette typologie est basée sur l’étude globale des comportements alimentaires, comprenant l’analyse des aliments consommés et la manière de les manger.

Le mangeur contrôleur

Son comportement alimentaire n’est pas guidé par ses sensations alimentaires (j’ai faim / je suis rassasié) ni par ses émotions, mais par son contrôle mental. Il mange en se focalisant sur les aliments qu’il a « le droit » de manger, et en excluant les « mauvais » aliments. Son cerveau calcule les quantités qu’il s’autorise à manger, avec le souci de ne pas dépasser. Et s’il lui arrive parfois de manger plus que ce qu’il s’accorde, il compense en mangeant moins avant ou après.

Mais trop de contrôle peut mener au craquage. Et si perte de contrôle il y a, cela conduit à de l’hyperphagie, des compulsions, voire des crises boulimiques.

Le mangeur émotionnel

Son comportement alimentaire n’est pas guidé par ses sensations alimentaires (j’ai faim / je suis rassasié) mais par ses émotions. Il mange pour se réconforter auprès de la nourriture, afin d’éviter de ressentir l’émotion qui le gêne. Et n’écoutant pas ses sensations alimentaires, il mange en grandes quantités, des aliments riches en gras ou en sucre, ce qui le conduit très fréquemment au surpoids et à l’obésité.

Le mangeur régulé

Son comportement alimentaire est guidé par ses sensations alimentaires (j’ai faim / je suis rassasié) et ses émotions alimentaires. Il se focalise sur les signaux transmis par son corps, et mange pour répondre aux besoins physiologiques de son corps.

Anne GAELLE

Et vous, à quel type de mangeur appartenez-vous ? 

Partagez dans les commentaires, et rejoignez la communauté de celles et ceux qui veulent se libérer de leur poids et reprendre leur vie en main

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Cet article a 10 commentaires

  1. Je viens d’apprendre que je suis une mangeuse émotionnelle

  2. Je suis preneuse d’astuces pour manger moins vite et plus écouter ma faim et non mon envie de manger …

    1. Merci Camille pour ton commentaire, ce sera l’objet de prochains articles…

  3. Je me suis retrouvée dans le mangeur émotionnel… je reste paralysée par mes émotions qui d’une part peuvent me bloquer dans l’avancement de mes projets pro et perso mais d’autre part me donner des pulsions alimentaires de sucré ! Combien de tablettes de chocolats ont étés ingurgitées lorsque j’étais en période d’examen : bac, bts etc. Encore aujourd’hui à la moindre contrariété c’est sur le sucre que je vais me venger ! Et vous ? Quel mangeur pensez-vous être ?

    1. Merci Mélanie pour ton commentaire, c’est vrai qu’en général on se tourne vers le sucre pour se réconforter… l’objectif est d’apprendre à se réconforter avec un ou deux carrés de chocolat, sans culpabilité 🙂

  4. bonsoir,
    mangeuse émotionnelle !! la colère, le stress, l’ennui, me font manger …. sucré ou salé peu importe, du moment que ça croque !!
    merci Anne Gaelle pour les explication données ce soir au cocon.
    Tout un travail reste a faire sur la gestion de ce fonctionnement et l’acceptation de ce besoin de réconfort sans y ajouté une couche de culpabilité afin de rompre ce cercle vicieux.
    Et pour ma part casser aussi certains rituels liés a la nourriture !!

    1. Merci Marie-Thé pour votre commentaire et oui c’est un long chemin que de revoir sa relation à la nourriture, mais la prise de conscience est déjà une étape très importante !

  5. bonjour, anne gaelle, je n’ai pas pu venir à l’atelier hier soir, c’était complet, mais je suis une mangeuse émotionnelle, je l’ai appris avec votre Test.

    1. Bonjour Stéphanie, il y aura d’autres occasions pour l’atelier Estime de Soi. En attendant, dans quelques jours vous trouverez sur mon blog mon livre-bonus sur comment se libérer de ses envies de manger émotionnelles…

  6. Bonjour…
    Eh bien, que dire sinon que je suis effectivement une mangeuse émotionnelle… J’en suis bien consciente…. Je ne ressens pas la faim, ni la satiété… oui, je mange plutôt vite … Portez attention à ce que je mange ? parfois…

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