L’indice de masse corporelle ou IMC est une mesure qui se base sur l’équilibre entre votre poids et votre taille. L’objectif est de déterminer les éventuels risques de santé liés à l’excès ou au manque de poids.

Dans cet article je vous montre comment calculer votre IMC et déterminer votre niveau de risque de santé d’après les chiffres standards définis par l’OMS (Organisme Mondial de la Santé).

Je vous expose aussi les avantages et les inconvénients de cette mesure, et comment aller plus loin si vous souhaitez mesurer avec plus de précision votre éventuel surpoids.

Calculer et situer votre IMC

La formule du calcul de l’IMC est simple: à partir du poids exprimé en kilos (kg) et de la taille en mètres (m), il suffit de calculer :

poids en kilos / (taille en m * taille en m)

Voici quelques exemples :

  • Carine pèse 87kg et mesure 1m62, son IMC = 87/(1,62*1,62) = 33,15
  • Bastien pèse 142kg et mesure 1m83, son IMC = 142/(1,83*1,83) = 42,40 
  • Hervé pèse 81kg et mesure 1m83, son IMC = 81/(1,83*1,83) = 24,18   
  • Émilie pèse 97kg et mesure 1m70, son IMC = 97/(1,7*1,7) = 33,56     
  • Rémi pèse 105kg et mesure 1m84, son IMC = 105/(1,84*1,84) = 31

Calculer votre IMC

À votre tour, prenez votre poids exprimé en kilos (kg) et votre taille en mètres (m), et calculez selon la formule citée ci-dessus.

Situer votre IMC

L’OMS a défini plusieurs catégories de gabarits, en se basant sur la relation entre l’IMC et le taux de mortalité. Le poids normal, celui pour lesquels les risques de problèmes de santé liés au poids sont les moindres, correspond à un IMC compris entre 18,5 et 24,9.

Selon cette classification, Carine (IMC à 33,15) est en obésité, Bastien (IMC à 42,40) en obésité morbide, Hervé (IMC à 24,18) est au poids normal, Émilie (IMC à 33,56) et Rémi (IMC à 31) sont en surpoids.

Vous pouvez désormais situer votre IMC sur cette classification et déterminer votre niveau de risque de problèmes de santé liés au poids.

Les avantages du calcul de l'IMC

Un outil facile à utiliser

Vous l’avez constaté par vous-même, calculer son IMC est un jeu d’enfant et se fait très rapidement. Et il n’est pas compliqué non plus de se situer dans la classification de l’OMS. Ce qui explique l’utilisation universelle de cet outil depuis des dizaines d’années.

Une première indication

Même si ce calcul est de plus en plus décrié, il a l’avantage de donner une première indication et de vite indiquer une première tendance. Cela permet de s’interpeler rapidement dès lors qu’on est en dessous ou au-dessus du poids normal. Puis de faire les changements nécessaires dans le comportement alimentaire et dans le mode de vie pour limiter les risques de santé. Comme par exemple identifier la ou  les raisons qui vous font manger. 

Les inconvénients du calcul de l'IMC

Une approche trop générale

En ne se basant que sur le poids et la taille, cet indicateur ne tient absolument pas compte de la morphologie de la personne, de la répartition entre la masse grasse et la masse musculaire, du sexe et de l’âge de la personne,… 

À IMC égale on peut avoir deux profils de santé très différents !

Rappelez-vous, Émilie, avec son IMC à 33,56 est située dans la catégorie “en obésité”. Et pourtant, je me suis amusée à prendre la situation réelle de Émilie ANDÉOL championne olympique de judo à RIO en 2016… Émilie ANDÉOL n’a rien d’une personne en surpoids, bien au contraire !

Idem pour le gabarit homme, Rémi est classé “en obésité” avec son IMC à 31, et il s’agit là du joueur de l’équipe de France de rugby Rémi LAMERAT. Aucun surpoids non plus…

Un manque de fiabilité

Avec les avancées technologiques, il est désormais possible de mesurer l’obésité de manière plus précise. La technique la plus fiable à ce jour est l’ostéodensitométrie (ou absorptiométrie biphotonique à rayons X). Cette technologie permet une analyse précise de la masse grasse, la masse maigre, et le contenu minéral osseux du corps. Ce qui facilite l’identification d’un déficit ou d’un excès de masse grasse par rapport à la corpulence globale du corps. Selon des chercheurs de l’Université de New York, 39% des personnes étudiées n’auraient pas été diagnostiquées en obésité avec l’IMC alors qu’elles les sont avec le DXA. 

Pour aller plus loin

Vous l’avez compris, le calcul de l’IMC vous permet de faire une première évaluation, mais n’est pas suffisant. La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez d’ores et déjà aller plus loin dans votre bilan-poids, rapidement et efficacement, chez vous, avec les gestes complémentaires suivants.

Mesurer votre tour de taille

La mesure du tour de taille est un indicateur ciblé sur l’obésité abdominale et efficace dans la prédiction des maladies cardio-vasculaires, le diabète de type 2, et certains cancers. 
En effet, selon des recherches récentes, il a été montré que la localisation de la masse grasse a une grande importance. La masse grasse abdominale (androïde) favorise l’appartition des maladies chroniques liées au surpoids, alors que la masse grasse répartie dans le bas du corps (gynoïde) a moins d’impact.

L’étude Nurses Health Study, montre que les femmes ayant un tour de taille élevé ont une mortalité, toutes causes confondues, augmentée de 79%. Le taux de mortalité cardiovasculaire doublée et  la mortalité par cancer est augmentée de 63%. A noter aussi qu’un tour de taille >88 cm multiplie par 3 la mortalité cardiovasculaire chez les femmes de poids normal (IMC entre 18,5 et 25).

Il vous suffit de vous munir d’un mètre de couturière et de mesure le tour de votre taille à l’endroit où elle est la plus mince. Le tour ne doit pas excéder 88cm pour une femme, et 104cm pour un homme.

Faire une impédancemétrie

Une balance classique vous indique votre poids, c’est à dire votre masse grasse + masse maigre + poids minéral osseux.
De nos jours il est facile de s’équiper d’une balance avec impédance-mètre, on en trouve facilement dans les grandes surfaces ou sur le net. Le grand avantage est que cela vous permet d’avoir votre poids, ainsi que la répartition masse grasse et masse maigre.

Pour avoir un taux de masse grasse idéal il faut se situer entre:

  • 20 et 35% pour les femmes
  • 10 et 25% pour les hommes

Un autre avantage de cette mesure est qu’elle est au plus proche de vous puisque vous devez au préalable entrer vos données personnalisées: sexe, âge, taille,  niveau sportif, …

Deux méthodes complémentaires simples et à portée de main donc, qui peuvent être d’une grande aide pour prendre soin de vous. Mais veillez bien à les utiliser avec modération et à ne pas tomber dans l’excès en voulant  se mesurer chaque semaine: une fois par mois suffit amplement lorsqu’on est en période de perte de poids !

Et un contrôle une fois par trimestre/semestre est largement suffisant lorsqu’on a un comportement alimentaire régulé, un poids stable, et une bonne hygiène de vie.

Anne GAELLE

J’espère vous avoir montré à travers cet article qu’il est facile et rapide de faire votre bilan-poids, et que prendre soin de votre santé peut être une motivation supplémentaire pour vous engager dans le changement.

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Cet article a 6 commentaires

  1. article intéressant et bien expliqué. merci Anne Gaelle pour ce nouvel apport.

    1. Merci Virginie pour ces encouragements !

  2. Merci Anne Gaëlle pour ce nouvel éclairage sur l’IMC. Je comprends mieux pourquoi certaines diététicienne ne se servent plus de cet outil.

    1. Ravie de savoir que cela vous a intéressée :), merci pour votre retour

  3. Je viens d’apprendre que j’ai un léger surpoids… mais ca ne m’inquiétait pas..?
    Comment savoir si je dois essayer d’être “normal” ?

    1. Bonjour Olivier, la question est intéressante ! bien entendu il n’y a pas de réponse type. Le surpoids peut être très bien vécu et ne pas apporter de complications de santé, auquel cas on ne “doit” pas essayer de perdre du poids.
      On peut choisir de perdre du poids si on le vit mal, ou si il y a des risques pour la santé. Et ne pas oublier, surtout il ne s’agit pas de se lancer dans un régime qui ne ferait qu’aggraver la situation (de nombreuses personnes sont devenues obèses après avoir essayé de perdre du poids en faisant des régimes!). La seule solution est de faire évoluer légèrement ses habitudes pour stabiliser ou diminuer le surpoids dans le temps.

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